Emissions Carbone- GES

Réduction de l'empreinte carbone

Réduisez votre empreinte carbone !

Les gouvernements européens se sont attelés ensemble à lutter contre le changement climatique et à réduire les émissions de CO2 de l'UE. Cependant, pour faire une vraie différence, les entreprises doivent mesurer leur impact personnel sur l'environnement et prendre des mesures pour réduire l'empreinte en CO2.

Solveur vous aide à calculer vos dépenses carbone liées au transport


En France, les flux de marchandises sont responsables de plus de 40 % des émissions de CO2 du secteur des transports et de plus de 10 % des émissions totales de la France (tous secteurs confondus). Alors que les émissions de CO2 baissent dans les industries et dans l'agriculture, elles augmentent dans le domaine du transport puisqu'elles ont progressé de 29 % depuis les années 90 (soit 0,5 million de tonnes par an).

Ceci s'explique par l'augmentation des trafics et de la part du transport routier de 12% au niveau national (87% transport routier, 11% transport ferroviaire, 2% transport fluvial). La route reste le moyen le plus flexible, le plus fiable, et le plus réactif malgré son prix au km parcouru qui est de plus en plus onéreux compte tenu de l'augmentation du prix du gazole. Mais l'utilisation massive de ce mode de transport a entraîné la saturation de plusieurs axes majeurs de circulation qui sont devenus de véritables goulots d'étranglement.

Le Grenelle de l'Environnement a par ailleurs fixé comme objectif de réduire de 20% les émissions de CO2 liées au transport à l'horizon 2020. Il est donc important que les transporteurs et les chargeurs puissent le plus possible utiliser les modes de transport les moins émetteurs en CO2. Il est évident que le transport routier est, et restera le mode de transport leader de par sa flexibilité et son atout à pouvoir livrer les marchandises destinées aux clients finaux sur le dernier kilomètre. Il est donc primordial de raisonner en termes de complémentarité des différents modes de transport et non en termes de concurrence ou d'opposition modale, puisque cette complémentarité entre les modes de transport est nécessaire dans le but de diminuer le coût économique et environnemental du transport de marchandises.

L'empreinte carbone laissée par la supply chain est l'une des plus importantes, si l'on prend en compte la production industrielle et le transport liés à ces activités. Les responsables du secteur constatent une pression de la part de leur direction et reconnaissent la nécessité de réviser leurs approche industrielles. Ils sont parfaitement conscients que de nouvelles réglementations environnementales ne tarderont pas à entrer en vigueur et qu'anticiper les évolutions du marché constitue une démarche de gestion des risques importante.

Lorsqu'il s'agit d'élaborer une stratégie environnementale, la capacité à évaluer l'empreinte carbone de la totalité de la chaîne logistique et à prendre des décisions stratégiques qui ne soient pas seulement basées sur les coûts sont des considérations essentielles.Reste qu'une fois les problèmes identifiés et les modalités d'actions établies, un certain nombre de défis doivent être relevés pour qu'une gestion de la supply chain respectueuse de l'environnement devienne une réalité.

Planification de réseaux - Network design

Pour faire face à ces défis, les entreprises se tournent de plus en plus vers les systèmes de conception et de planification de réseaux industriels et logistique , qui intègrent tant bien que mal des fonctions d'évaluation de l'empreinte carbone. Généralement, ces solutions permettent d'intégrer par défaut des données standard sur les émissions de carbone des usines, des entrepôts et des différents modes de transport, qui facilitent l'évaluation de l'empreinte carbone. Les différents solutions logiciels permettent de réaliser des comparaisons selon différentes configurations de la chaîne logistique.

Optimiser le réseau logistique

Ces outils permettent aux utilisateurs d'optimiser leur réseau logistique en intégrant des plafonds d'émission de CO2 imposés ou non par la réglementation en vigueur. Les fonctionnalités de calcul et d'optimisation de l'empreinte carbone vont aider les entreprises à définir un compromis entre différentes options de production et de distribution, et en particulier, entre plusieurs modes de transport ou par rapport à une organisation différente des transports routiers qui malgré tout reste largement majoritaire.

N'attendez pas ! Optimisez vos Schémas de Transports

Logistique verte, écologistique...Il faut bouger

Conformément aux conclusions du Grenelle de l'environnement, le projet de redevance consiste à faire payer aux poids lourds, au moyen de techniques modernes, l'usage du réseau routier national non concédé, actuellement gratuit, et des routes départementales ou communales susceptibles de subir un report significatif de trafic, sur la base de la distance réellement parcourue sur ces réseaux. Les grands principes de cette redevance d'usage seront définis dans un texte de loi dont le projet est en cours d'achèvement et doit être transmis au Parlement dans les prochaines semaines. Sa mise en place effective de cette redevance interviendrait alors en 2011.

Ce projet a pour principal objet d'inciter à des changements de pratiques visant à ce que l'usage du mode routier ne soit pas un simple réflexe de facilité mais un choix raisonné et optimisé. Il doit inciter au choix d'un autre mode de transport quand c'est possible, notamment pour les longues distances, à une réduction des déplacements à vide, à une meilleure répartition du trafic entre réseaux concédé et non concédé, et à une optimisation des processus de production de biens en générant moins de transport. Pour cela, il importe que le renchérissement du coût du transport routier ne soit pas supporté par les transporteurs, mais se traduise dans les prix effectivement acquittés par les chargeurs. C'est pourquoi le projet de loi comportera des dispositions permettant aux transporteurs de répercuter le surcoût induit par cette redevance dans le prix facturé aux donneurs d'ordre et obligeant ces derniers à le prendre en charge sous peine de sanction pénale. Enfin, le projet de loi prévoit que le produit de cette redevance soit affecté à l'AFITF, et donc au développement des réseaux d'infrastructures.